L’AÏKIDO : Une présentation générale

 

 

Malgré ses racines plongées dans une autre époque, on s’aperçoit que l’aïkido est finalement très moderne.

Au-delà du keikogi (l’habit de pratique littéralement, souvent appelé à tord kimono), du hakama (le pantalon ample), le silence et l’attention sont les points qui marquent. Les élèves sont alignés, les armes placées dans l’ordre à leur côté : Le jo (bâton de 1m28), le bokken (sabre de bois) et le tanto (couteau) dans l’ordre de taille, et la lame du sabre tournée vers l’extérieur.

Le dojo (lieu de pratique) est le lieu où chaque pratiquant vient chercher la voie (DO). Ce n’est pas un concept guerrier ou un précepte sectaire, non, l’idée de voie ici, c’est un chemin où progresser, se former avec d’autres, dans un esprit d’entraide et de partage.

Chacun est donc là pour se forger, avec une autre façon de recevoir (à l’intérieur ou pour l’extérieur). Un développement continu et permanent de l’esprit et du corps.

Apprendre à réagir différemment aux agressions du monde actuel : Le bruit, la violence, l’urgence, la compétition permanente. Tout cela reste dehors, voire en but ultime, disparaît.

L’aïkido a pour but un esprit serein, une volonté d’éviter les conflits, d’éliminer toute agressivité sans avoir à détruire. Plutôt en construisant autrement qu’en s’opposant.

 

Finalement, le côté traditionnel est totalement ancré dans le monde d’aujourd’hui et s’ouvre vers l’avenir : Se développer sans être pressé par les contraintes qui existent de nos jours.

Non seulement, la partie morale se travaille, mais la pratique demande d’accorder cette discipline mentale avec le travail physique. Il est assez difficile de le comprendre sans essayer.

Le souffle, le développement du corps, vont de pair avec la maîtrise de soi. N’ayant pas d’adversaire ou de compétition, on progresse avec ses partenaires. Chacun à son rythme, sans déformation pour raisons de règles sportives.

 

Selon les mots de Morihei Ueshiba, le fondateur, l’aïkido est la recherche de la paix, de la fraternité et de l’harmonie. AÏ KI DO : Voie de l’harmonie.

Morihei Ueshiba (1883-1969) a beaucoup pratiqué avec les meilleurs maîtres d’Arts Martiaux de son époque, et il a lié à sa pratique la partie philosophique des traditions shinto, bouddhiste, zen et taoïste qui tendent à la paix. Souhaitant développer une discipline ou la fin ne serait pas la destruction de l’adversaire mais un arrêt de l’agression. D’où la pratique avec un partenaire, et non pas contre un adversaire.

L’idée de développer la paix dans un art martial peut paraître incongrue. Mais cette philosophie tend à neutraliser l’opposition. En la stoppant avant qu’une situation ne dégénère, ou en neutralisant une personne physiquement agressive sans la blesser.

Finalement, en démontrant l’inutilité de l’attaque.

 

Mais comment ? L’aïkido utilise l’immobilisation ou la projection face à une attaque. Ceci par des mouvements d’esquive ou des clefs aux niveaux des articulations.

Ceci permet de ne pas blesser l’autre. Ce principe pouvant être porté par un homme, une femme ou même un enfant.

 

Bien sûr ce texte est un très pauvre résumé des évènements et du contenu de la discipline que forme l’aïkido, mais il est tellement plus aisé de faire et de sentir en mettant en pratique que je ne peux pas finir autrement : Hop, en tenue.

Yannick Bouzerma.